Casablanca: Vernissage de l’exposition “Fragments de vie” de l’artiste Fouad Bellamine

Casablanca: Vernissage de l’exposition “Fragments de vie” de l’artiste Fouad Bellamine

Le vernissage de l’exposition “Fragments de vie” de l’artiste peintre Fouad Bellamine a eu lieu, mardi soir, à Casablanca, en présence d’une pléiade de personnalités du monde de l’art et de la culture.

A travers cette exposition d’une vingtaine de tableaux de plusieurs formats, qui se poursuivra jusqu’au 13 janvier 2020 à la galerie d’art “l’Atelier 21”, Bellamine initie une traversée mémorielle et intime dans plusieurs périodes qui ont fait sa réputation comme l’une des figures majeures de la peinture moderne dans le monde arabe et bien au-delà.

L’exposition donne à voir et apprécier des œuvres provoquées par le souvenir d’une toile lacérée par l’artiste peintre en 1994. Vingt- cinq ans plus tard, il donne une nouvelle vie à l’œuvre lacérée en isolant et en découpant les parties intactes, intitulant cette œuvre rendue à la vie “Fragments d’une déchirure”.

“Cela n’apaise pas pour autant l’artiste qui décide de peindre un ensemble d’œuvres comme pour conjurer définitivement les démons de l’œuvre exécutée, donnant naissance à des toiles qui livrent l’épure de son oeuvre reconstitué à partir de fragments”, lit-on dans une note de présentation de cet événement.

“Cette œuvre détruite a été à l’origine d’un travail mémoriel exaltant où l’artiste s’est plongé dans une introspection qui l’a conduit à interroger plusieurs séries anciennes comme les parallélépipèdes, les niches ou les arches”, poursuit-on.

Dans une déclaration à la MAP, Fouad Bellamine a souligné que cette exposition, fruit d’une année de travail, est une sorte de rétrospective de son parcours personnel marquée par “la destruction symbolique des souvenirs enfouis”, notant que les nouvelles œuvres questionnent des thématiques et des sujets déjà traités dans ces précédents tableaux, mais avec un souffle renouvelé en phase avec la maturité atteinte par son expérience et son expression artistiques.

L’écrivain Kebir Mustapha Ammi estime, dans une lecture de l’exposition, que “la destruction peut être salutaire, régénératrice, permettant seule de poursuivre la seule route après le chaos, le juste chemin”, expliquant que “d’un tombeau surgit la vie, d’une leçon des ténèbres, jaillit la lumière, éblouissante, faite de rais incomparables qui inondent d’un nouveau jour, un sublime matin, l’œuvre du maître”.

Dans une préface du catalogue d’exposition, l’écrivaine Latifa Serghini relève que l’expérience unique de Fouad Bellamine découle d’un parcours marqué par d’épisodes douloureux, faisant observer que cette exposition “reflète la cohérence de son parcours, entre visible et invisible, voilement et dévoilement, apparition et disparition”.

Né en 1950 à Fès, M. Fouad Bellamine quitte sa ville natale en 1967 au terme de ses études secondaires pour l’Ecole des Arts Appliqués de Casablanca. Il expose pour la première fois en 1972 à la galerie La Découverte à Rabat

L’évolution de l’art en Occident le passionne, il est ouvert et attentif à toutes les nouvelles tendances, ce qui le conduit très tôt à réaliser des installations et fera de lui l’un des premiers installationnistes marocains.

MAP

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