L'Olympia trop petit pour Gregory Porter, phénoménal chanteur jazz-soul

L’Olympia trop petit pour Gregory Porter, phénoménal chanteur jazz-soul

L’Olympia sera trop petit jeudi pour Gregory Porter, phénomène du jazz vocal à l’affiche de la salle parisienne dans le cadre d’un festival dédié aux artistes Blue Note, ce célèbre label qui fête cette année ses 80 ans.

Les quelque 2.000 billets ont très vite trouvé preneurs auprès des nombreux fans du chanteur noir américain, l’un des rares musiciens estampillés jazz à s’être produit à Rock en Seine (en août 2016).

Le succès a mis du temps à venir pour ce Californien, qui a près de 40 ans lorsqu’il publie son premier disque, “Water”, en novembre 2010. Mais celui-ci est tout de suite nominé pour les Grammy Awards, récompenses suprêmes pour un musicien aux Etats-Unis.

La progression de cet ancien joueur de football américain, une montagne derrière laquelle se cache une voix moelleuse de baryton basse, va ensuite être fulgurante.

Après un second opus intitulé “Be Good” (2012), Gregory Porter signe chez Blue Note, le prestigieux label chez qui il publie, “Liquid Spirit” en 2013. C’est le jackpot: le disque est certifié double disque d’or en France, selon sa maison de disques Universal. Le suivant, “Take me to the Alley” (2016), est certifié disque d’or. 

Pour chacun de ces deux disques, l’académie des Grammy Awards lui décerne le prix du “Meilleur disque de jazz vocal de l’année”.

“Nat King Cole & Me”, la dernière production studio d’un chanteur qui a en outre vendu plus de 2 millions d’albums dans le monde, où il se transforme en crooner pour un hommage en big band à son héros Nat King Cole, est lui aussi sur le point de devenir disque d’or.

Secret de la réussite de Gregory Porter ? Un éternel sourire, une classe naturelle, mélange d’élégance et de décontraction, une qualité d’écriture, un phrasé impeccable, un style qui emprunte au jazz, mais aussi beaucoup au gospel et à la soul music. Et surtout une voix chaude, grave et bourrée d’énergie de baryton basse, qui donne corps et âme à ses chansons.

Autant de qualités réunies dans un seul homme, qui a rejoint la famille des Bill Withers, Marvin Gaye, Pops Staples et autre Curtis Mayfield.

A l’Olympia, à nouveau en formule de groupe, il interprétera d’anciennes chansons mais aussi des compositions de son prochain album, quasiment en boîte et espéré pour le printemps prochain. 

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