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Maroc : L’Institut français de Rabat présente l’exposition ‘Au coin de la rue’

En collaboration avec l’institut français de Rabat, Mohamed El Baz fait appel à une alliance d’artistes pour faire hommage au métissage entre culture occidentale et racines africaines. Deux bâtiments symbolisant ce mélange seront mis à disposition de plusieurs artistes marocains de cultures diverses dont la mission sera d’honorer la mémoire commune qui uni sud et occident. Un carrefour culturel mettant en lumière la nécessité de créer des ponts pour encourager la coexistence face à un destin commun.

Cette exposition proposée par l’IFR est dans la droite ligne du projet Lab Digital Maroc qui offre un espace de convergence et de réflexion aux créateurs de productions multimédia. Cette exposition développe les techniques d’expression digitale de 5 artistes talentueux.

Le lancement prendra la forme d’un parcours virtuel entre la résidence de Mohamed El Baz à Tahannaout et du site de l’Institut français de Rabat rue Abou Inane, bâtiment classé patrimoine mondial de l’humanité. Ces deux sites seront modélisés en 3D, en développements virtuels et ce parcours est à découvrir le 7 juillet à 19h dans notre Musée Micro-Folie et en ligne au même moment sur notre site www.if-maroc.org/rabat.

Une exposition en présentiel suivra en novembre 2021 dans notre galerie dans le cadre de NOVEMBRE NUMÉRIQUE.

Propos de Mohamed El Baz

“Je propose de connecter le chantier de ma maison sise à Tahnaoute à l’IF de Rabat, un des plus beaux sites patrimoniaux de Rabat. J’ai invité certains artistes qui m’intéressent en ce moment à habiter ma maison et l’IFR. Comme un projet organique nous ferons des allers retours entre chez moi et chez les artistes, entre l’IFR et le pays, les territoires… J’ai conçu ce projet, en accord avec l’IFR, les artistes invités comme une manière inédite d’aborder les champs de l’Art actuel au Maroc. Une première séquence sera présente sur le Net, sur les réseaux, accessible à toutes et à tous ; une seconde séquence aura lieu physiquement à l’IFR. Ce projet est appelé à s’ouvrir à d’autres sites, d’autres territoires, d’autres acteurs. Finalement il s’agit d’une plateforme en devenir. Actuellement, cette manière de réfléchir à des implications diverses, esthétiques, sociales me semblent pertinente. Une manière pour moi d’appeler à un changement du monde auquel je crois ardemment… Nous ferons en sorte d’être au plus proche des questionnements qui traversent le Maroc en ce moment. Nous ferons en sorte d’être à l’écoute de tous les acteurs, les publics. C’est une donnée réelle de mon projet.”

Mohamed El Baz

Mohamed El Baz est diplômé en arts plastiques de l’Ecole Régionale d’Art de Dunkerque en 1989, il obtient en 1992 le diplôme supérieur d’expression plastique à l’Ecole Nationale Supérieure de Paris. Il suit également les cours de l’institut des Hautes Etudes en Arts Plastiques à Paris. Mohamed El Baz vit et travaille à Casablanca au Maroc et à Lille en France. Depuis 1993, Mohamed El Baz réalise un projet intitulé « Bricoler l’incurable ». Clé d’un imaginaire ouvert et infini se déclinant à travers des installations complexes et toujours explosives ; autant de composants ou “détails” se retrouvent d’un lieu à un autre et s’adaptent à chaque nouveau concept.

Son œuvre possède trois orientations au travers desquelles Mohamed El Baz transgresse les frontières et les catégories : le quotidien, l’autobiographique et le ludique ; l’œuvre elle-même devient nomade et se mue en une autre histoire. Mohamed El Baz s’interroge sur les notions de frontières et territoires et tout ce qui travaille à ériger des barrières entre les individus.

Pour ce projet Mohamed El Baz propose une mise en scène lié à l’enfance, à la transmission. La maison de l’enfance appelle la maison de l’adulte et vice-versa…

Saïd Afifi est plasticien et vidéaste. Formé à l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan et au Fresnoy – Studio national des arts contemporains (France), son œuvre picturale, photographique et vidéo se nourrit de science-fiction et de l’univers du jeu vidéo. Sa pratique quant à elle, interroge les modalités d’écriture politiques, sociales et esthétiques de l’ultra-modernité. Afifi a exposé à l’Institut du Monde Arabe et à la Cité des Arts à Paris, ainsi qu’aux ‘Projets parallèles ‘de la Biennale de Marrakech au Maroc. Il a également été sélectionné pour la Biennale de Gwangju en Corée.

Ilias Selfati est diplômé de l’école des beaux-arts de Tétouan en 1991 et se forme aux techniques de l’estampe aux beaux-arts à Madrid (1992-1994). Il suit parallèlement des cours de sérigraphie à l’école des arts graphiques de Madrid en1993. Il participe à de nombreux ateliers de gravure (Tétouan), de peinture (Asilah, Los Angeles, Madrid). Sa première exposition individuelle date de 1987 à Tanger.

Kamal Essoussi, né à Kenitra en 1976. Baccalauréat en arts plastiques en 1996 au lycée Moulay Youssef- Tanger ; Gestion et maitrise des productions artistiques ; Accompagnement des artistes dans leurs projets artistiques.

Après avoir expérimenté différentes matières, il a commencé à recevoir dans son atelier des grands artistes marocains et étrangers qui ont profité de la richesse et de sa connaissance concernant les matières et leurs utilisations pour produire des formes spécifiques…

Aujourd’hui il se lance à mettre en œuvre une série d’idées qui l’habitaient depuis longtemps à travers la sculpture, le dessin et les installations. Sa grande spécialité est la résine et la sculpture à toute échelle.

Amine Seyf Othmani, jeune marocain né en 1983 dans le haut atlas à Azilal. Il est diplômé de l’Ecole Technique d’Arts Plastiques à Casablanca. Il se spécialise dans le jeu vidéo, 3D/2D, story-board concept art, le design FX art numérique.

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