Ouverture du 8è Festival méditerranéen cinéma et immigration

Ouverture du 8è Festival méditerranéen cinéma et immigration

La 8ème édition du Festival méditerranéen cinéma et immigration s’est ouverte, samedi soir au Grand Théâtre Mohammed VI à Oujda, et doit se poursuivre jusqu’au 5 novembre courant.

Tenue sous le signe ’’Le cinéma au service des peuples’’, cette édition connaît la participation de 14 films représentant plusieurs pays de la Méditerranée (Maroc, Algérie, Egypte, France, Italie, Liban, Turquie), en sus de films de réalisateurs issus de l’immigration.

La cérémonie d’ouverture de cette manifestation cinématographique, organisée par l’Association solidarité pour le développement et l’immigration, a été marquée par l’hommage rendu au journaliste belaid Bouyoussef et par un spectacle d’art haut en couleur interprété par un groupe composé de jeunes oujdis et de jeunes subsahariens établis dans la région.

Le public a été au rendez-vous également lors la première soirée avec la projection du court-métrage ’’Nouh’’ de son réalisateur égyptien Youssef Aba Nouh. Cette œuvre cinématographique de 26 minutes qui a été tournée dans quatre pays (Egypte, Tunisie, Moldova et Turquie) focalise sur la question de l’immigration et du voyage.

Dans une allocution de circonstance, le président de l’Association solidarité pour le développement et l’immigration, Abdellatif Drifi, a indiqué que ce festival offre l’occasion aux cinéphiles de découvrir des films relatant, de près ou de loin, les différentes facettes de l’immigration.

L’objectif est de contribuer à la consécration de la culture du cinéma à Oujda et de promouvoir la pratique cinématographique dans cette région, a-t-il souligné.

Les organisateurs ambitionnent aussi de fêter le 7è art à travers cette manifestation culturelle qui, a-t-il dit, favorise les rencontres, l’échange et le débat.

De son côté, le directeur artistique du festival, Abdellatif Nassib El Mesnaoui a indiqué que le programme de cette édition est riche et varié et que le choix des films retenus a été fait sur la base de certains critères, dont la qualité et le thème abordé, faisant savoir que cette année, et pour la première fois, les courts-métrages sont aussi en compétition, de même que des films pour enfants sont au menu.

Les longs métrages programmés sont ‘’Paris la blanche’’ de Lidia Leber Terki, ’’Moussafir, Halab-Istanbul’’ d’Andaç Haznedaroglu, ‘’Rafael’’ de Ben Sombograart, ‘’Anaâq’’ de Mohamed Bouzia Kacem Achahboun, ‘’Cambodia’’ de Taha Ibn Slimane, et ‘’Toren’’ Nawzad Chakhani.

Ces six longs-métrages, représentant des pays du pourtour méditerranéen, sont en compétition officielle pour remporter l’un des prix de cette manifestation cinématographique, à savoir le Grand Prix du festival, le prix du jury, le prix du meilleur scénario et les prix des meilleurs rôles féminin et masculin.

Dans la catégorie des courts métrages marocains, les films en lice sont ‘’Aatash –Thirst-‘’ de Rachid Bentaleb, “Ashalaa” d’Ahmed Anwar, ‘’Nour’’ de Hassan El Moussaoui, ‘’Nouh’’ de Youssef Aba Nouh, ‘’Detained’’ de Hajar Alnaim, ‘’Harraga de Barbès Paris’’ de Mohamed Jebelhabibi, ‘’Dhal Lhitt’’ d’Abdelhafid Aissaoui et ‘’Assia’’ de Malika Zairi.

Le jury de cette édition est présidé par le réalisateur, scénariste et producteur français Emanuel Sanchez.

Outre la projection de films, le programme de la 8ème édition prévoit des hommages lors de la cérémonie de clôture, une table ronde sur «la migration et les défis de l’intégration à l’ère de la mondialisation», et des ateliers dédiés aux jeunes axés sur certains métiers et techniques du 7ème art, tels que l’écriture du scénario, le maquillage et les effets spéciaux.

MAP

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