1er Festival Gnaoua de Gand: Une prestation magistrale de Majid Bekkas

Prestation magistrale de Majid Bekkas au 1er Festival Gnaoua de Gand

La première édition du Festival Gnaoua de Gand s’est ouverte mercredi soir sur une prestation magistrale du maâlem Majid Bekkas, très attendue par le public de cette ville néerlandophone du nord-ouest de la Belgique, où il s’était déjà produit à deux reprises.

« C’est avec un grand plaisir que je reviens ici pour la troisième fois», a lancé ce grand maâlam à son entrée en scène, visiblement émus, sous un tonnerre d’applaudissements résonant au sein du même centre intercluturel de Gand « de Centrale » qui avait accueilli ses précédents concerts.

Guembri à la main, l’artiste, entouré des autres membres de son ensemble « Afro Gnaoua Jazz » , n’a pas fait attendre son public avant d’enchaîner avec le titre “mrahba” en guise de bienvenue. L’audience s’est laissée très vite emporter par les rythmes entraînant des sonorités gnaoua avec toutes ses influences africaines et modernes, allant crescendo jusqu’à la transe.

« Comme d’habitude, j’ai préparé un répertoire varié, nouveau et très ouvert, entre musique traditionnelle et musiques du monde, musique africaine et du jazz », a-t-il confié à la MAP avant le spectacle.

Pour ce concert d’ouverture, il a bien voulu partager une programmation inédite qu’il présente pour la première fois en Europe.

Le maître gnaoui avait commencé ce projet en avril lors d’une résidence artistique au Maroc. « J’ai organisé dans ce cadre plus de trois concerts, dont deux à Rabat et un autre à Casablanca, avant d’enchaîner avec le festival gnaoua d’Essaouira en juin”, a-t-il indiqué.

Sur scène, il retrouve d’anciens compères, à l’instar du balafoniste malien Aly Keita, le saxophoniste belge Manuel Hermia, le percussionniste Amine Bliha ou encore le bassiste Walid Halimi, mais également un nouveau arrivant : le batteur Mark Gilmore qui vient de Stockholm.

Le Festival Gnaoua de Gand vise à « montrer le patrimoine traditionnel gnaoua dans son authenticité, mais aussi ses liens avec la musique africaine et autres musiques du nord de la Méditerranée, et de l’Amérique », a indiqué son initiateur, le saxophoniste Othman El Kheloufi, également directeur artistique de cette première édition.

Il a concocté dans ce sens une programmation mettant en avant ce patrimoine musical avec notamment une parade et d’autres workshops, ainsi que des soirées où « cette musique se mélange avec d’autres sonorités ».

La programmation prévoit également des spectacles de danse, avec notamment la participation du chorégraphe marocain Khalid Benghrib qui présentera la création de danse contemporaine L’HAAL

«Il ne faut pas oublier que gnaoua est aussi une danse, mais là on la mélange avec la danse contemporaine », a expliqué l’organisateur qui a associé également le grand maâlem Hassan Boussou, une autre îcone de la musique gnaoua marocaine.

Le festival sera clôturé par un concert du grand maâlem Hamid El Kasri qui se produira avec le batteur Karim Ziad, directeur artistique du festival d’Essaouira, annoncé comme un moment fort du festival.

MAP

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