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“Validé”, première série musclée sur le rap français

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Avec “Validé”, Franck Gastambide lance vendredi sur Canal+ Séries et MyCanal la première série sur le rap français, avec en tête d’affiche le prometteur Hatik et de nombreux invités prestigieux.

En pleine ascension pour se faire “valider” dans le milieu du rap, le jeune Apash sert de guide dans ce milieu où la violence est partout. Le récit (10 x 30 minutes) passe par la drogue, les bandes ou les règlements de comptes sur les réseaux sociaux ou dans la nuit parisienne.

“C’est la réalité, et c’est très édulcoré”, a souligné Franck Gastambide en conférence de presse, citant des meurtres ou des duels récents entre stars du rap français, comme Booba et Kaaris ou Fianso et Lacrim, lequel joue dans cette série inspirée d'”Entourage”, de “Dix pour cent” ou de “Gomorra”.

“C’est ce qui rend le milieu fascinant, c’est la voyoucratie: issus de milieux défavorisés et parfois un peu violents, ils continuent à avoir ce bagage avec eux, même quand ils deviennent des superstars”, explique Franck Gastambide. S’il a parfois “édulcoré” le propos, c’est parce qu’il “y a un moment où ça devient moins fascinant et plus pathétique”.

Les stars du genre, Ninho, Soprano, Lacrim, et les vétérans MacTyer, Kool Shen ou Cut Killer “valident” la série avec leurs apparitions.

L’acteur et réalisateur de 41 ans était déjà un des rares Français à évoquer dans ses films le genre N°1 des ventes, avec le dessin animé “Kaïra Shopping”, puis au cinéma avec deux comédies potaches à succès, “Pattaya” et le cinquième volet de “Taxi”.

Gommer les “postures” 

Pour le rôle principal, Franck Gastambide s’est d’abord demandé s’il fallait “un rappeur qui sache jouer ou un acteur qui puisse rapper”. Le charisme d’Hatik, jeune rappeur révélé en 2019 avec son premier disque, a convaincu l’équipe après un long casting et beaucoup de travail sur son jeu d’acteur.

Apash forme un trio avec son manager William (Saïdou Camara) et de son cousin Brahim (Brahim Bouhlel), avec une complicité qui transparait à l’écran et qui se veut une référence à “La Haine”, le film culte de Matthieu Kassovitz sur la banlieue.

“Je suis assez proche de ce personnage parce que je connais par coeur la vie de la rue, je n’aurais pas pu rêver meilleur rôle”, souffle Hatik. “Le plus dur était de montrer mes failles dans le jeu, d’accepter que les gens me voient plus faible au début, un peu ridicule.”

“Beaucoup de rappeurs jouent avec des postures et il a fallu gommer ça”, confirme le réalisateur. “Si on propose à un rappeur connu un rôle où il se fait maltraiter, en général, il ne va pas le faire”.

Si Hatik a écrit une grande partie de ses textes, des beatmakers (compositeurs de musiques) et des “rappeurs connus” ont donné “quelques coups de main” pour l’écriture des chansons, présentées comme des tubes dans la série. Certaines auront droit à des clips pour tenter devenir “des tubes” aussi dans la vraie vie.

Une saison 2 est déjà en cours d’écriture et, alors que le rap français est un des plus influents au monde, Canal+ compte vendre la série à l’étranger sous le titre de “All the way up”.

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